Beata viscera est un chant d’émerveillement devant le sein de Marie. Il nous vient de Pérotin, maître de l’école de Notre-Dame à Paris vers l’an 1200, quand la grande cathédrale s’élevait encore autour de ses chanteurs.
Bienheureuses les entrailles de la Vierge Marie : à son sein, le Roi au grand nom, cachant sa puissance divine sous un autre vêtement, a scellé l’alliance de Dieu et des hommes.
Les strophes retournent sans cesse le même mystère : l’infini qui se fait assez petit pour être porté, le ciel qui consent à naître. On le chante lentement, une seule voix qui avance à travers les mots, avec de longues respirations où la pierre répond.
