EN
Trônes, roues de feu à deux ailes, fig. 152, Iconographie chrétienne, 1891 édition (orig. 1840s)
VI

O virtus Sapientiae

Hildegarde de Bingen

2:56

O virtus Sapientiae est la louange d’Hildegarde à la Sagesse, qu’elle a vue tourner autour de toute la création.

Ô puissance de la Sagesse, toi qui, en tournant, as encerclé et embrassé toutes choses en un seul chemin qui porte la vie.

La Sagesse a ici trois ailes : l’une vole dans les hauteurs, l’autre s’élève de la terre, et la troisième vole partout. Rien n’échappe à son cercle, et le chant lui-même tourne comme une roue lente.

Au concert, sa dernière note ne s’achève jamais tout à fait. Le bourdon se prolonge dans le chant suivant, si bien que le cercle de la Sagesse s’écoule directement dans la louange de Marie.

Les paroles

O virtus Sapientie,

Ô puissance de la Sagesse,

que circuiens circuisti

toi qui, en tournant, as encerclé

comprehendendo omnia

et embrassé toutes choses

in una via que habet vitam,

en un seul chemin qui porte la vie,

tres alas habens,

avec trois ailes :

quarum una in altum volat,

l’une vole dans les hauteurs,

et altera de terra sudat,

la deuxième s’élève de la terre,

et tercia undique volat.

et la troisième vole partout.

Laus tibi sit, sicut te decet, O Sapientia.

Louange à toi, comme il te convient, ô Sagesse.