Ut queant laxis est l’hymne qui a donné leur nom aux notes de musique. Chaque vers de sa mélodie commence un degré plus haut que le précédent, et vers l’an 1030 le moine Guido d’Arezzo s’est servi de ces premières syllabes pour apprendre la gamme à ses chanteurs : ut, ré, mi, fa, sol, la. Mille ans plus tard, nous chantons toujours son do ré mi.
Pour que tes serviteurs puissent chanter à pleine voix les merveilles de tes actes, efface la faute de nos lèvres souillées, ô saint Jean.
Les paroles demandent à saint Jean-Baptiste de libérer la voix de celui qui chante. Dans l’Évangile, son père est frappé de mutisme avant la naissance de Jean, et ne retrouve la parole que le jour où il donne son nom à son fils. C’est donc un chant qui demande le don du chant, et le concert s’ouvre avec lui, comme pour demander la permission de chanter.
